Un devoir d’agir

Face aux enjeux sociétaux et environnementaux actuels, aux limites du modèle économique ayant pour unique but la maximisation des profits, nous rêvons d’un monde dans lequel nous ne parlons plus « d’entrepreneuriat social » mais juste d’entrepreneuriat. Que cette notion d’impact devienne une norme, que chaque entreprise soit créatrice de valeur pour notre économie mais surtout pour notre société. Ce rêve est pourtant bien possible.

Alexandre a cofondé Graapz en Aout 2017 à Paris, un service de lutte contre le gaspillage alimentaire qui a permis en 1,5 ans de sauver plus de 50 000 kg de fruits et légumes invendus en France et en Belgique. Adrien, après avoir fait partie du bureau d’une des plus grandes associations étudiante ESS de France (Unis-terre, à Kedge Marseille), a travaillé 4 ans sur des programmes complexes liés à la transformation digitale de grandes multinationales, et a vu à la fois le potentiel de ces technologies pour la société, comme le formidable gâchis de talent et d’énergie que représentent ces modèles économiques pensés sans impact.

Notre épanouissement et notre ambition, ne se limitent donc pas à la problématique des seniors isolés et en perte d’autonomie, mais bien à l’aventure entrepreneuriale à impact au sens large. Nous nous considérons comme des acteurs du changement soucieux de nous investir efficacement dans la résolution des principales problématiques de notre siècle.

La situation des seniors

C’est lors de nos visites chez nos grands-mères respectives que nous avons identifié la détresse et l’isolement de certains seniors confrontés à des problèmes dans leur vie quotidienne, simples à résoudre pour un jeune, mais pénibles pour eux (ex : configurer un nouveau téléphone, changer une ampoule haut placée, trouver une information sur internet…).

Ces seniors, isolés, ne savent plus vers qui se tourner quand ils sont confrontés à ces obstacles : les amis qui eux-mêmes rencontrent les mêmes problèmes ? La famille quitte à passer pour un poids auprès d’eux ? Un professionnel, mais souvent couteux pour des actions qui ne nécessitent pourtant aucune compétence professionnelle ? La plupart du temps, ils finissent par se débrouiller seuls, abandonnent, ou patientent plusieurs semaines avant qu’un proche soit de passage.

Une situation qui détériore petit à petit la qualité de vie de nos ainés. L’augmentation de l’espérance de vie n’a de valeur que si elle s’accompagne de l’augmentation de l’espérance d’une vie agréable. En 2025, le nombre de seniors (+ de 60 ans) augmentera de 1,6 millions (source : INSEE). Cette partie de la population en forte hausse a vocation à rester autant que possible à domicile malgré la perte progressive d’autonomie liée au vieillissement.

Des solutions à portée de main

A l’heure du digital, d’un monde de plus en plus connecté, comment une partie de la population peut-elle encore souffrir d’isolement ? Comment peut-elle rester bloquée face à des difficultés qu’un jeune du voisinage, potentiellement disponible, peut l’aider à surmonter facilement ?

Adrien, porteur du projet avec Alexandre, a travaillé toute sa vie dans la transformation digitale (Microsoft et cabinets de conseils spécialisés dans la transformation digitale). Ses expériences lui ont montré que les technologies numériques peuvent être un formidable levier de transformation de la relation client, de connexion entre différentes parties-prenantes, mais aussi un nouveau facteur d’exclusion pour les seniors grands oubliés de ces nouveaux canaux.

Nous sommes convaincus qu’une utilisation judicieuse de ces technologies peut briser cet isolement, et plus encore améliorer la qualité de vie des seniors dans le besoin, tout en créant du lien social avec des jeunes demandeurs de sens, de relations humaines, et de la sagesse de leurs ainés. Ce désir des jeunes, nous l’avons ressenti dans notre entourage, dans les marches pour le climat, dans l’engagement croissant de nos connaissances dans le milieu associatif, environnemental, RSE, social, politique. Allo Louis souhaite mettre le numérique au profit du rapprochement entre ces générations, faire prendre conscience que la technologie ne doit pas être un facteur d’exclusion mais bien un outil de création de lien social.